La Nature en Ville : Comment accélérer la dynamique ?

Telle est la question qui a fait l’objet d’un avis du CESE en juillet 2018, téléchargeable ici.

En voici quelques extraits :

« Le cinquième rapport du GIEC publié en novembre 2014 ou encore les évaluations délivrées sur la biodiversité par l’IPBES réunie à Medellin en Colombie en mars 2018 convergent vers une même conclusion, celle d’une crise écologique sans précédent. Changement climatique et érosion de la biodiversité sont les deux faces de changements globaux qui questionnent profondément notre modèle de développement, notamment urbain. »

Or « la crise actuelle de biodiversité ne touche pas le grand public. Une étude franco- canadienne publiée dans Frontiers in Ecology and Evolution a mesuré l’écart de traitement dans la presse de deux enjeux environnementaux majeurs : la perte de biodiversité et le changement climatique. La couverture médiatique du changement climatique est jusqu’à huit fois supérieure à celle de la perte de biodiversité, et ce, malgré une faible différence dans la production de littérature scientifique et le financement de la recherche. »

« La nature en ville, sous toutes ses formes (faune, flore, eau, air, sol), est source de services de régulation, de support, de production et de services culturels : réduction de la pollution atmosphérique, séquestration du carbone, réduction des eaux de ruissellement, régulation de la température et économies d’énergie, récréation et autres aménités… Son apport en termes de santé mentale et physique des populations est de plus en plus attesté par la science. »

L’avis du CESE comporte 22 recommandations visant à accélérer cette dynamique.

Je retiendrai, comme professionnel militant de l’écologie positive, la suivante :

« Préconisation 18

Toute opération urbaine devrait promouvoir le bâtiment durable à biodiversité positive en proposant :

  • une prise en compte de la biodiversité par le Plan bâtiment durable ;
  • une approche globale (carbone, biodiversité́) du bâti sur sa durée de vie et un inventaire de la nature existante et sa préservation ;
  • la présence d’écologues et de professionnelles et professionnels du paysage dans les projets, à chacune des étapes ;
  • le recours à des matériaux biosourcés ;
  • la prise en compte des labels ;
  • un suivi et une évaluation du projet après réalisation. »

 

 

Publié par

Pierreaud

Ecologue géographe entrepreneur, Consultant senior en stratégie, management, environnement, biodiversité et RSE

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